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CHFENJ…

Publié par Mehdi from Agadir • Le 21 décembre 2006 • Dans la catégorie : My Trips Culinaires

Un voyage au cœur des gamelles marocaines au plus profond des cuisines ancestrales, considérées aujourd’hui encore comme le sanctuaire d’un art culinaire aussi riche que mal connu ! Je ne m’autoproclame pas Anti-Choumisa, mais je préfère montrer ce que mange réellement le marocain moyen au lieu des mets mille-et-une-nuisiens et des excentricités rocambolesques pas du toujours ragoûtantes!

Ittadakimasu !*

CHFENJ : Le culte du Café à Tiercé, des beignets et du thé de 17h…

Si les british ont leur Thé à 16h, les marocains préfèrent attendre une heure de plus avant de prendre leur thé vert à la menthe, un journal entre les mains et une assiette (en plastique) garnie de CHFENJ devant les yeux. Il s’agit là de beignets ni sucré, ni garnis, ni enrobés ni fourrés. Mais aussi insolite que cela puisse paraître, ils sont délicieux, à condition de ne pas en abuser ! Faits à base de farine, de levure, d’une pincée de sel et d’eau, la pâte est tellement travaillée (souvent dans de larges bassines en plastique) qu’elle devient molle et humide. Elle est ensuite recouverte d’un tissu et laissée à part. Lorsque vous commandez, c’est là que le « friteur », souvent aidé d’un jeune, se met à jeter dans l’énorme poêle noircie par l’huile bouillonnante et le poids des années de petits anneaux de pâte qui, au contact de la chaleur, gonflent en prenant du volume. Il les retourne, les sort à l’aide d’un ustensile parfois indescriptible et les laisse égoutter quelques instants avant de les servir au client, ou alors les accrocher en collier à une corde tissée de feuilles de palmier si la commande est « à emporter ». De petits sacs en papier cartonné sont également utilisés et laissent entrevoir les origines écologistes du pays. Une variante plus grande, sucrée et saupoudrée de sucre granulé, avec une pâte incorporant d’autres ingrédients, entre autre du jaune d’oeufs et du colorant, coûte le double du prix et elle est plus appréciée par les enfants.Les plus sceptiques feront une remarque fort intrigante au sujet de nos bons vieux beignets. Tant de préparation et de cuisson, sans parler des longues files d’attentes chez les marchands, pour un si maigre résultat. Un casse-croûte qui s’avale en quelques secondes ! Moi je dis que si le cœur a des raisons que l’esprit ne comprend pas, l’estomac en a aussi, et le palet encore plus !
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* L’équivalent du “Bon Appetit” et du “Bissmilleh”.

Mehdi from Agadir en quelques mots : Mehdi Reghai, 23 ans, marocain, passionné, chroniqueur amateur et blogueur !
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