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Critiques sur le Cinéma, les Mangas et la Japanime

Special I.G : Ghost in The Shell

Publié par Mehdi from Agadir • Le 1 mai 2007 • Dans la catégorie : My Japanimes

Pour insuffler une certaine dynamique à mon blog devenu après quelques mois d’existence plus ou moins vieillot, j’inaugurerais dans un futur proche de nombreuses rubriques relatant certains de mes centres d’intérêt. Je commence donc ici même, par celle qui monopolisera tout ce qui se rapporte aux films d’animation japonaise, communément appelés Japanimes !

Je tiens d’abord à signaler que contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, les mangas (même si le mot Manga désigne la bande dessinée japonaise comme le fait la BD en France, les Comics aux USA et au Royaume Unis ou les Manwa en Corée) ont au Japon - et un peu partout dans le monde - autant de notoriété que le 7ème Art. Ce monde est donc régi par ses propres têtes d’affiches, ses blockbusters, ses réalisateurs de génie, ses sorties très attendus, ses chefs d’œuvres et ses nominations.

Je tenterais donc de partager mes meilleures découvertes, mes critiques des plus célèbres productions et la synthèse des plus philosophiques d’entre elles. En accompagnant bien évidemment le tout de certaines notions propres au jargon du milieu.

Affiche Ghost in the Shell

Long MétrageAnnée de Production : 1995 – Studios I.G.Réalisation : MAMORU OshiiGenre : Seïnen (*) Mecha, SF et Cyberpunk (**) – Musique : KAWAI Kenji

Synopsis :

Le Major KUSANAGI Motoko fait partie de la Section 9 des forces spéciales de la police.

CYBERPOLICE : La Section 9 est une unité hautement professionnelle, impliquée dans les affaires d’espionnage les plus sales.
NEOTHECHNOLOGIE : KUSANAGI n’est pas un agent comme les autres. Son corps cybernétique lui donne une force surpuissante et des arc-reflexes encore plus rapides.
NEURO-INTERFACE : Une mystérieuse cyber-pirate pénètre les réseaux les mieux protégés. Elle est recherchée pour terrorisme, manipulation de la bourse et détournement de données.
REALITE VIRTUELLE : KUSANAGI suspecte le ministère des affaires étrangères et surtout un programme top secret : le Projet 2501. Mais alors qu’elle enquête, KUSANAGI expérimente des sentiments étrangers sur sa propre humanité…

Ghost in the Shell_01

Avis :

Je ne sais pas s’il est possible de critiquer l’une des œuvres phares de l’histoire de l’animation japonaise, si ce n’est du cinéma mondial. Je ne sais pas non plus s’il est possible de chercher des défauts à ce qui a inspiré et croisé des dizaines d’autres mangas et films de Science Fiction dont les fameux Matrix ou Terminator. Ou encore, s’il est raisonnable de contredire le grand James Camerone qui dit de Ghost In The Shell : « Le premier film d’animation pour adultes a atteindre ce niveau d’excellence… Une œuvre visionnaire ».

L’ambiance y est spéciale, propre aux chef-d’œuvres. Et la perfection en est le mot clé. Même les noms sont parfaitement adaptés comme “Major KUSANAGI”, “PoppetMaster” ou “Batô”.

Le scénario excellemment ficelé laisse le spectateur dans un état jubilatoire après lui avoir ballotté l’esprit et les émotions dans tous les sens durant 82 minutes de pur plaisir. Les Studios I.G. pondent aux fins gourmets l’une de leurs meilleures productions, à notre grande réjouissance, et je tiens à les en remercier de tout coeur.

Ghost in the Shell_02

Synthèse :

Le film pose les questions philosophiques habituelles à l’animation japonaise SF portant sur le seuil où commence la vie, sur la nature de l’âme et celle de l’esprit. Dans la culture japonaise, il est facilement envisageable de voir des robots – cette “autre forme de vie” – partager le quotidien des hommes.

Mais à quelle frontière ces “machines” gagneront-elles leur statut d’Etres vivants ? Lorsqu’ils connaîtront la douleur et le plaisir ? Lorsqu’ils auront leur Libre Arbitre ? Ou lorsqu’ils prendront conscience de leur propre existence ? Tout comme Gunnm ou tout dernièrement la série Ergo Proxy, des ébauches de réponses sont proposées dans Ghost in The Shell aux plus zélés du ciboulot.

Ghost in the Shell_03

________________
(*) Seinen : Mangas, films et séries animées destinés à un public de “jeunes adultes” (18/25 ans). Ce genre est caractérisé par une construction scénaristique complexe et un degré de violence assez soutenu, ainsi que la présence de scènes à connotation sexuelle. (Le célèbre Trio Violence-Gore-Nudité)
(**) Cyberpunk : Mouvement littéraire et artistique futuriste et anarchiste, caractéristique des années 80, imaginant un monde chaotique où se rejoindraient les rockeurs aux cracks de l’informatique.

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Mehdi from Agadir en quelques mots : Mehdi Reghai, 23 ans, marocain, passionné, chroniqueur amateur et blogueur !
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8 Commentaires »

  1. Salut mon pote :)
    Moi aussi j’adore ces films d’animation.
    Vraiment trés bien comme sujet.
    I love ce nouveau blog !
    @++

  2. j’aime beaucoup Ghost in the shell peut etre plus le 1 que le 2 mais ensemble forment surement un des chef d oeuvre philosophique de l’anime…

    et puis Besseha le nouveau blog :)

  3. Wili wili wili! :O
    Tu as mis une photo de 7chouma!

    NB: Bien deviné, je plaisante :-D. Un peu de drama pour un premier passage!

  4. [...] Jin-Roh fait partie de ces films impossibles à critiquer et très difficiles à mettre en valeur. Sa complexité met en ébullition l’esprit, anesthésiant tout spectateur absorbé par l’atmosphère pesante magistralement créée par le scénariste de génie MAMORU Oshii, lui même dirigé avec maestria par HIROYUKI Okiura. Le scénario se joue de nous comme il le fait si bien des personnages, et il est impossible de deviner ce qui se déroulera après cinq minutes tellement le film est imprévisible. Ici, point d’actions ni d’héroïsme, juste des duels psychologiques et des échanges intenses de répliques très soignées. Tout laisse à réfléchir en critiquant la société et l’Homme sur fond philosophique, et en revisitant dans la foulée le conte du “Petit Chaperon Rouge“. Inutile donc de vous rappeler que pour apprécier ce film, maturité et intellectualité sont de mise, en plus d’un certain amour de ce sobre qui étale crûment la dureté de la vie. Ce film marque à jamais et ce n’est pas le hasard qui en a fait le digne successeur de “Ghost In The Shell“, production et création inclues. [...]

  5. [...] Blood The Last Vampire fait sans conteste partie de l’élite des films d’animation, non seulement japonais, mais mondiaux ! Tout comme Ghost in The Shell, c’est un film adulte, révolutionnaire et d’un nouveau genre. Saya (fourreau ou gaine en japonais), physiquement inspirée d’Angelina JOLIE, est le charisme incarné. Elle demeure mon personnage préféré tous genres confondus, surpassant même le Hitokiri Battossai ou le Major KUSANAGI… La 3D est magnifiquement intégrée aux plans 2D à tel point que l’on se croirait dans un film live. Quant aux prises de vue et les mouvements de camera, ils sont tout simplement dignes des meilleures réalisations hollywoodiennes. La version française, une fois n’est pas coutume, est également excellente. Mon seul regret demeure le format du film sorti en “moyen métrage” de 48 minutes. Mais le budget pharamineux de la production plaide en la faveur des concepteurs. Un classique donc… Mais je ne saurais dire si je suis tombé amoureux du film ou de l’héroïne ! [...]

  6. [...] qui lui sert d’arrière plan. L’auteur – à l’image de Ghost in the Shell, de Gunnm et d’Ergo Proxy – tente de délimiter ces fameuses frontières [...]

  7. [...] les éloges, et je la conseillerais aux amoureux de Kawai Kenji en premier lieu (musique de Ghost in the Shell et de Ghost in the Shell 2 : Innocence), puis aux fans d’OST de manière plus [...]

  8. [...] en Anime qui soit au sein du Studio I.G et sous la direction d’un génie : Mamoru Oshii (Ghost in the Shell et Innocence : Ghost in the Shell 2). Dans un film de Science Fiction comme il s’en fait très [...]

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