Rage Attitude

Chroniques sur la Culture, la Société et la Musique
Critiques sur le Cinéma, les Mangas et la Japanime

Tour d’horizon de la semaine

Publié par Mehdi from Agadir • Le 9 juin 2007 • Dans la catégorie : My Zooms Rageurs

En farfouillant dans le vieux panier à magazines qui traîne chez moi, je tombe sur un ISA d’octobre 2006 (N°77). Au moins au Maroc une chose est sure, la presse féminine est mieux lotie que la masculine. Dans sa News Boulot, le mensuel parle d’une clé USB « Spécial Parano » avec reconnaissance biométrique intégrant un capteur d’empreinte digitale. Génial le gadget qui coûte environ 40 € pour 1Go de mémoire et qui ne laisse aucune faille dans la défense de l’agent secret ou du trafiquant d’armes que vous deviendrez !
Et en parlant de cinéma, une anecdote qui a fait marrer Younes me revient à l’esprit. Dans le Dictionnaire Larousse des Films, je relis (parce que je le savais déjà) qu’Akira Kurosawa avait inspiré énormément de cinéastes occidentaux. Son chef d’œuvre “Les Sept Samouraïs” révolutionna le genre et un remake fut adapté pour Hollywood (”Les Sept Mercenaires” starring John Ford) avec quasiment la même trame et la même philosophie. Mais le plus amusant c’est que Younes imagina deux samouraïs dans un face à face en plein désert, attendant de dégainer leurs sabres et portés par la musique d’anthologie d’Ennio Moricone (Le Bon, La Brute et le Truand)…
Et tant que nous y sommes, c’est-à-dire au Japon, profitez de l’occasion pour apprendre un nouveau mot : KUATSU ! C’est une manière de réanimation dans la médecine japonaise et surtout dans les techniques martiales en pressant certains membres et en donnant des coups à certains endroits du corps. Ces points correspondent aux méridiens d’acupuncture d’où le deuxième nom de la technique : l’acupuncture à mains nues. Très spirituel…

D’un autre coté, la spiritualité du musulman atteint des pics chaque vendredi aux alentours de midi trente. Mais plus encore que la prière en elle-même, c’est surtout la phrase que prononce certaines fois l’Imam après le Salam pour annoncer « la prière du mort » qui m’impressionne depuis tout petit. Janazatou Rajoul : Les Funérailles d’un Homme, rappelle le côté éphémère de la vie. Nous naissons, nous grandissons, nous nous imposons, nous nous individualisons, mais quand survient la mort, il n’est plus question que d’homme, de femme ou d’enfant. Ce vendredi c’était Janazatou Sabiye (prière sur un enfant), que Dieu garde son âme dans sa Grande Miséricorde…

Bref, même si l’Islam statue sur nombre de questions, Al-Azhar, le Vatican arabe, trouve tant bien que mal de nouveaux sujets d’Ijtihad (recherche religieuse). Réda Allali, dans sa chronique “Zakaria Bouâlam” de la semaine dernière, au passage très inspirée, propose l’esquisse d’une réponse à la question que se sont posés la majorité des marocains en lisant le quotidien Al-Masaâ. Pourquoi laisser des questions existentielles en suspend pour ridiculiser plus d’un milliard de croyants dans des trips incroyables ?! Selon les savants musulmans contemporains, pour régler le problème qui se pose (?!) lorsqu’un homme et une femme travaillent dans un bureau fermé, et pour tuer toute pensée malsaine chez les deux (sexuelle, ils voulaient dire), la solution serait que la femme donne le sein à son collègue devant des représentants de la loi. Aussi vicieux que cela puisse paraître, la femme deviendrait quasiment sa mère et aucun des deux ne serait tenté par cette relation incestueuse !

Mon œil ! « Ma mère c’est ma mère et cette bonne femme n’est qu’une vieille fille en chaleur qui essaie de me draguer » se dira à coup sûr le brave collègue !

En repensant à tout ceci, je me dis en rentrant de la mosquée que ce serait bien de changer de chemin, et là je tombe sur un petit snack qui vient d’ouvrir. “Gau… Snack” – devant l’école J. Paul Gauguin – ressemble à un petit bistrot parisien, même si je n’ai jamais mis le pied dans un petit bistrot parisien ! L’ambiance y est conviviale, l’emplacement en plein centre ville, et vous êtes servi par deux charmantes jeunes femmes ou par la propriétaire. Le menu y est “intéressant” et les prix raisonnables. Pour les habitués des sandwichs populaires à 6dh, ils passeront sûrement leur chemin. Mais pour ceux qui ont en tellement mangés qu’ils voudraient goûter quelque chose de plus raffinée, en restant bien sur dans les moyens d’un jeune, je leur conseillerais l’Américain avec viande hachée ou le Mexicain avec poulet épicé et sauce piquante ! Un vrai délice !

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Mehdi from Agadir en quelques mots : Mehdi Reghai, 23 ans, marocain, passionné, chroniqueur amateur et blogueur !
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6 Commentaires »

  1. l’américain me donne envie, j’irai la prochaine fois que je serai dans le les parages.

    c’est impressionnant quand même, passer d’Akira Kurozawa à l’art culinaire made in talborjt(wa majawaraha)

  2. Merci, mais ce billet “cosmopolite” se veut le premier d’une longue lignée. J’espère seulement que la transition n’est pas trop brutale d’un sujet à un autre !

    Merci d’animer avec tant d’intérêt mon blog, frère ! :D

  3. L’islam a parfois des solutions bien curieuses fréro. Je vais voir lundi si ma collégue de bureau et d’accord pour tester cette méthode.
    Remarque je vais être méchant mais elle est de nature à couper toute pensée malsaine.
    Donc finalement…
    Sinon L’Américain me met aussi en appetit :)
    Pour ce qui est du bistrot Parisien, le jour où tu viens en France, tu es mon invité !

  4. ;)
    http://www.youtube.com/watch?v=awskKWzjlhk
    http://www.youtube.com/watch?v=wHMibGRx7dM

  5. J’y compte bien !

  6. [...] Et en parlant de mélange explosif, je retrouve dans un autre magazine féminin (je fais notamment référence à ceci !) un titre tapageur : « Néomie Lenoir : La bombe Anatomique ! ». Un titre que j’avais vu quelques mois auparavant dans un TelQuel qui parlait d’une autre bombe anatomique, cette fois-ci libanaise (et à l’hydrogène), Haïfa Wahbi, lors d’un passage au Maroc. Donc, ou le magazine marocain est un précurseur, ou tous les journalistes utilisent le même “dictionnaire à titres et phrases qui marchent” que je voudrais au passage bien me procurer. Mais gare aux ressemblances… [...]

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