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La Servante et le Samourai

Publié par Mehdi from Agadir • Le 17 octobre 2007 • Dans la catégorie : My 7ème ART

La Servante et Le Samouraï

Titre Original : Kakushi-Ken : Oni no Tsume – Année de Production : 2004 (Japon) – Réalisation : Yôji Yamada – Acteurs Principaux : Matasoshi Nagase et Takako Matsu – Genre : Film de samouraïs, Chambara (films de batailles de sabres).

Résumé :

Munezo Katagiri est un modeste samouraï de basse caste qui vit dans une ère où les samouraïs ont beaucoup perdu de leur éclat d’antan. La restauration Meiji est imminente et l’infiltration de la culture occidentale dans le quotidien japonais complique l’existence d’une classe sociale incapable de suivre toute tendance nouvelle.

Alors que les valeurs du Bushido se basent sur l’entraînement et le travail, les nouvelles armes importées d’Occident prouvent que le travail importe peu devant les moyens financiers et les avancées techniques.

D’autre part, Munezo Katagiri tient énormément à une jeune femme qui a longtemps servi sa famille, et qu’il dit chérir comme sa propre sœur. Après son mariage, la jeune femme ne donne plus de ses nouvelles, mais Katagiri ne peut s’empêcher de penser à elle et n’hésite pas à intervenir pour la sortir des griffes de sa belle-famille qui l’exploitait sauvagement.

En la portant en pleine rue sur son dos et en acceptant de vivre seul avec elle, le samouraï devient le centre des ragots et des médisances. Sa situation s’aggrave lorsqu’il est obligé d’exécuter un ami d’enfance et un ancien camarade du dojo en fuite, au risque d’être lui même accusé de traîtrise.

Synthèse :

Yoji Yamada nous offre là un très beau film dédié aux amoureux de la culture japonaise blasés des Chambara surréalistes et des films de samouraïs sans contexte historique ni crédibilité. La Servante et le Samouraï est à priori une romance, une romance qui se perd rapidement dans les conflits et les tiraillements du héros.

La réalisation, la lenteur et le jeu des acteurs ne font aucunement défaut au film. La lumière naturelle et la palette de couleurs magistralement saisies par l’objectif de M. Yamada (déclinaisons du gris, du bleu et du marron) transportent le spectateur dans les ultimes soupirs de l’ère Togukawa.

L’amour impossible entre deux personnes de deux castes différentes, l’ambiguïté qui entoure leur amour platonique et une culture qui se base sur la hiérarchie, l’importance du rang social et les émotions étouffées rehaussent le ton pour faire de ce film une magnifique prestation.

Les scènes de combats, simples mais très élaborés sont sujettes à un souci d’esthétisme extrême. Un pur plaisir pour les yeux !

Le début d’une trilogie qui s’annonce très prometteuse où la beauté visuelle se marie si bien à la sobriété et au mélancolique.

Le film a reçu onze nominations aux Japan Academy Awards 2005 et a été récompensé pour sa direction artistique.

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Mehdi from Agadir en quelques mots : Mehdi Reghai, 23 ans, marocain, passionné, chroniqueur amateur et blogueur !
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