Le Samourai du Crépuscule
Publié par Mehdi from Agadir • Le 19 octobre 2007 • Dans la catégorie : My 7ème ART
Titre Original : Tasogare Seibei – Année de Production : 2002 (Japon) – Réalisation : Yôji Yamada – Acteurs Principaux : Hiroyuki Sanada et Rie Miyazawa – Genre : Film de samouraïs, Chambara (films de batailles de sabres).
Résumé :
Il suffit de savoir que l’histoire se déroule à la fin de l’ère Togukawa, que les samouraïs vivent leur tragique déclin, que la réforme de Meiji est imminente, et que Seibei Iguchi n’est qu’un modeste samouraï de basse caste appartenant à un clan obéissant aux ordres du Shogun.
Sa femme récemment décédée après une longue maladie ainsi que des funérailles coûteuses portent un coup fatal aux finances de Seibei. Après son travail dans l’entrepôt du village, il rentre tous les soirs directement chez lui pour labourer ses champs, fabriquer des cages à souris et prendre soin de ses deux filles et de sa mère sénile. Ses “collègues” et ses voisins le surnomment rapidement M. Crépuscule puisqu’il rentre avant le coucher du soleil, contrairement aux autres hommes friands d’alcool et de femmes.
Même un re-mariage s’annonce peu probable pour le malheureux samouraï puisque pauvre, endetté et portant toute une famille à sa charge, aucune femme ne voudrait de lui. Ses kimonos usés, ses cheveux mal coupés et son hygiène qui laisse à désirer ne lui facilitent pas du tout la tâche !
Apparaît alors la magnifique Tomoe qui vient de se séparer d’un mari violent et qui illumine son quotidien bien morose. Tomoe n’est autre que la petite sœur de son meilleur ami et son amie d’enfance.
S’enchaîneront ensuite divers événements qui le confronteront à la mort et au déshonneur, et qui mettront à rudes épreuves ses talents en Ken-Jutsu et son courage. Il opposera l’amour à une culture et une éducation fondées sur les sentiments dissimulés.
Synthèse :
Déjà la réalisation, les décors et les costumes (la costumière n’est autre que la fille du grand Akira Kurosawa !) plongent le spectateur au cœur du Japon médiéval. Que l’on soit amoureux de la culture japonaise ou pas, on ne peut qu’être émerveillés devant des mœurs si différentes des nôtres.
Yoji Yamada nous offre un petit aperçu de ce qu’était la vie d’un samouraï, loin des stéréotypes du Rônin, du Vagabond ou de l’invincible guerrier, et en se basant sur une structure narrative très proche de celle du premier volet (La Servante et le Samouraï).
Le scénario très épuré captive l’attention sans artifices, tel un vieux western, et le jeu des acteurs est tout simplement irréprochable. Hiroyuki Sanada, très habile au sabre avait précédemment brillé dans The Last Samurai aux côtés de Cruise et Watanabe. Ici, il s’enveloppe de son personnage et nous propose une très belle prestation.
Un film triste, une fin mélancolique et un héros qui n’en est pas un.
Le film a remporté en 2003 lors de la cérémonie des Japan Academy Awards douze récompenses (un record !) dont celui du Meilleur Film, du Meilleur Réalisateur, du Meilleur Acteur et de la Meilleure Actrice. Sans oublier une nomination pour l’Oscar du Meilleur Film Etranger en 2003 et une Sélection pour le Festival de Berlin en 2003.
Mehdi from Agadir en quelques mots : Mehdi Reghai, 23 ans, marocain, passionné, chroniqueur amateur et blogueur !
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Vrt très sympa ton blog (et plutôt beau et sobre en+), je suis tombé dessus en cherchant des infos sur un film japonais. Juste une tte petite précision en passant, je me permets, en espérant ne pas être trop “coupeur de cheveux de mouches”:(
Tu écris “Le scénario très épuré captive l’attention sans artifices tel un vieux western”. Ce qui est vrai. Mais c’est plutôt les vieux westerns qui se sont inspirés des classiques japonais: Sergio Leone s’est très “inspiré” de “yojimbo” de kurosawa pour son “et pr qq dollars de+”, ce qui n’enlève rien au talent de Leone, mais le relativise dans une certaine mesure. Le cinéma japonais (et asiatique en général)regorge littéralement de perles et de chefs-d’oeuvre svt méconnus en occident. Mais tant qu’il y aura des gens curieux des autres…;)Pour finir, un petit cadeau, essaie de trouver “the great yokai war” (yokai daisenso), il est disponible fansubbé en français, je pense que tu vas te régaler (si tu ne le connais pas déjà of course)!
Un autre amateur de culture japonaise.
Les Sept Mercenaires est également une adaptation des Sept Samouraïs de Kurosawa
Mais je parle d’inspiration lorsque l’un est plus jeune que l’autre. Ca reste très relatif donc !
Merci pour le film, je tâcherais de le regarder et de t’en dire mon opinion dessus !
[...] sorties en 2005 (La Servante et le Samouraï – Kakushi-Ken : Oni no Tsume) et en 2006 (Le Samouraï du Crépuscule – Tasogare [...]