Video Girl Ai (et Video Girl Len)
Publié par Mehdi from Agadir • Le 18 janvier 2008 • Dans la catégorie : My JapanimesUne seule chose que je puisse dire là-dessus : Ado, il faut absolument l’avoir lu ! Je ne sais pas si le Manga auraient aujourd’hui le même impact sur moi, mais je peux assurer qu’à 16 ans, j’ai adoré !

Synopsis :
Yota Moteuchi est un jeune de 16 ans, timide et très amoureux de son amie et camarade de classe Moemi.
Moemi est par contre amoureuse de Takeshi, le meilleur ami de Yota, séduisant et très populaire.
A ce triangle amoureux s’ajouteront plusieurs personnages dont l’intrépide Aï.
Un soir, alors que Yota s’avoue vaincu face à son meilleur ami, il rentre chez lui en traînant des pieds seul et abattu. Devant un Vidéo Club qu’il ne connaissait pas, il est tenté par un film mais se décide finalement à prendre la vidéo d’une jeune fille s’appelant Aï, qu’il coure visionner chez lui. Aï sort miraculeusement de l’écran en se fixant la mission de “le consoler”, mais à cause d’un magnétoscope défectueux, rien ne se déroule comme prévu…

Avis :
Comme je l’ai dis un peu plus haut, rien de négatif ne peut être dit dessus, sauf par quelqu’un de relativement insensible ou dont l’esprit est quelque peu renfermé.
Vidéo Girl Aï (dont la publication a commencé en 1989) est l’une de mes premières expériences dans la nébuleuse manga (il fallait toute une gymnastique pour s’en procurer !) et j’en garde encore des séquelles après plus d’une demi douzaine d’années !
Le scénario est certes fantaisiste et surréaliste, mais l’histoire est si bien ficelée que l’on prend racine devant le manga, se cantonnant dans notre rôle de spectateurs impuissants mais émerveillés. Et un petit sourire ne quitte plus le coin de la bouche jusqu’à la fin du Manga.
Une fin qui ne pouvait être meilleure, faisant de cette série un chef d’œuvre par excellence ! Du grand cru made in Japan…

Graphiquement, le poids des années se fait ressentir, les “débuts” de Masakazu Katsura également. Les vêtements, les coupes de cheveux, les décors, ou l’absence des téléphones portables en sont des exemples. Ce qui n’est pourtant pas désagréable, mais plutôt nostalgique. Et n’oublions pas que le Japon du début des années 90’ était déjà un pays surdéveloppé !

Pour les acolytes, tout démarre avec le fameux trio sentimental cher aux romanciers, avant d’évoluer vers un carré, puis un éventuel “pentagone” sentimental… Ce qui promet de sacrés retournements de situations le long des 13 tomes que dure Vidéo Girl Aï.

Dans un contexte Science Fiction – Fantastique – Néo-Théologie, l’histoire pourrait en dérouter plus d’un. Mais c’est une magnifique quête d’amour à l’image du monde très cybernétisés qui lui sert d’arrière plan. L’auteur – à l’image de Ghost in the Shell, de Gunnm et d’Ergo Proxy – tente de délimiter ces fameuses frontières entre l’humain et le non-humain.
Alors que Mamoru Oshii les fixe sur la conscience de l’existence de soi, Masakasu Katsura les mets au niveau de l’amour.
“J’aime, donc j’existe, donc je suis Homme…“. Séduisante formule !

L’auteur récidive tout de suite après Vidéo Gril Aï avec une autre petite histoire : Video Girl Len de deux petits tomes seulement, fixant le nombre final des volumes à 15.

Video Girl Len :
Devant ce petit bonus, on s’y aperçoit que l’auteur est vraiment épuisé après plusieurs mois de travail, et à part quelques précisions sur le monde des Vidéo Girls omises dans la première partie de l’œuvre, personnellement je n’en vois pas de grande utilité, à part peut être préparer les fans à la fin imminente. Et cette fameuse fin, disons plus conventionnelle, n’est pas fondamentalement désagréable, mais incomparable avec celle de la première partie.
OAV :

Les Studios I.G. se sont occupés de la réalisation des OAV de Vidéo Girl Aï diffusées en 1992. Techniquement irréprochables, leur seul défaut est l’impossibilité de résumer l’œuvre en 6 épisodes de 30 min chacun !
Les Studios I.G. se sont focalisés sur une partie et sont parvenus avec plus ou moins de succès à rester fidèles à une partie du Manga, n’amputant jamais l’histoire de ses membres vitaux, mais un ingrédient clé leur a fait défaut : la magie !
Visuellement très réussies, ces 6 OAV permettent de voir Yota et Aï se crier dessus. Je me les suis procuré ne serais ce que pour cela !
Film Live :

Ne l’ayant pas vu, je m’abstiendrais de le commenter. Mais au vu de l’affiche, c’est d’un ringard…
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Crédit Photos : Manga News - Video girl Ai
Mehdi from Agadir en quelques mots : Mehdi Reghai, 23 ans, marocain, passionné, chroniqueur amateur et blogueur !
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Salut Mehdi,
Je suis tellement étonné de voir qu’une personne publie un article encore aujourd’hui sur le manga que je relis pour la 6e fois depuis 8 ans maintenant. Je peux t’assurer que même à 23 ans la magie fait toujours son effet. Je ne me lasse pas de cette série et c’est avec beaucoup d’émotion que je tourne page après page évoquant en moi, sans cesses, des souvenirs qui me sont propres. Ce manga me suivra sans doute toute ma vie, du moins je l’espère et je te souhaite de le relire dès que possible.
PS: je suis actuellement au tome 6
N’hésite pas à me contacter si tu veux en discuter
Thomas de Belgique
J’ai entendu ce manga avant et on a dit du bien sur lui. Le thème de cet ouvrage me rappelle Chobits que je l’adore avec son sens d’humour et de science fiction mélangé avec un peu de romance et qui démontrent la frontière si fine entre les humains et les robots.
Merci Thomas pour le commentaire !
C’est en partie à cause du fait que peu de gens de la “nouvelle génération” d’amateurs de Manga et de Japanime connaissent les classiques (Miyazaki avant Chihiro, Osamu Tezuka, Masakazu Katsura…).
J’essaie modestement de revoir ici ces oeuvres qui m’ont énormément influencé et qui ont fait de moi un amoureux inconditionnel de culture japonaise.
N.B. J’accepte volontiers ton offre et saches tu es le bienvenu sur Rage Attitude
Emomo, tu cites l’exemple de Chobits qui est une belle production des Studios Clamp, mais Vidéo Girl Aï fait surement partie des oeuvres qui ont le plus inspiré toute une génération de Mangakas et de scénaristes aujourd’hui reconnus.
Il faut aussi avouer que le sujet “frontière entre hommes et machines” était très à l’affiche dans les mangas de la fin des années 80′ et le début des années 90′ une sorte de Pinocchio du 21ème siècle.
Merci pour le commentaire
[...] qu’il fait suivre quelques années plus tard d’un deuxième plus grand : Video Girl Aï, empruntant plus à la romance pour jeunes hommes (adolescents et jeunes adultes) [...]
[...] Il connaît la consécration avec Wingman qui est une fiction pure et dure, puis avec Video Girl Aï où il expérimente une nouvelle approche reposant en plus de la SF sur l’amour [...]
Ahhhhhhh, ça fait un paquet d’années que je n’en avais plus entendu parler ! Alors effectivement c’est du très bon ! Moi aussi je devais avoir 16-17 ans quand je les ai lu, et à l’époque ça m’avait bien marqué ! Par contre, 5-6 ans plus tard, j’ai retenté mais ça n’a plus eu le mème impact …. va savoir pourquoi
C’est entre autres l’une des raisons pour laquelle je n’ose pas en approcher pour le moment, de peur de démystifier un manga culte
Je l’ai retrouvé avec la même émotion même 6 ans plus tard
Thomas, voila qui me rassure et me remotive