I’’s
Publié par Mehdi from Agadir • Le 22 janvier 2008 • Dans la catégorie : My JapanimesLe genre de prédilection de Masakazu Katsura est indiscutablement la Science Fiction.
Il connaît la consécration avec Wingman qui est une fiction pure et dure, puis avec Video Girl Aï où il expérimente une nouvelle approche reposant en plus de la SF sur l’amour et l’humour. Un cocktail qui marche à merveille et qui séduit un nombre phénoménal de lecteurs.

Quelques années plus tard et quelques mangas en plus sur les étagères des libraires japonais, Masakasu Katsura succombe aux requêtes de son éditeur et aux acclamations de la foule, et reprend ses romances. Son nouveau né est baptisé I’’s, et sa pré-publication débute en 1997.

Synopsis :
L’histoire commence avec un lycéen de 16 ans, Seto Ichitaka, qui est amoureux de sa camarade de classe Yoshizuki Iori.
Iori est l’une des filles les plus populaires du lycée, belle, intelligente et célèbre par ses participations dans des publicités.
Ceci complique encore plus la tâche de Seto, incapable de lui déclarer ses sentiments à cause d’une mauvaise expérience amoureuse qui remonte à son enfance. Dès qu’il est avec Iori, il dit toujours l’inverse de ce qu’il pense, ce qui le perturbe énormément.
Auprès de son meilleur ami et confident Teratani Yasumasa, de son amie d’enfance de retour des USA Akiba Itsuki et d’autres personnages qui apparaîtront au fil des chapitres, Ichitaka passera une année scolaire pleine de rebondissements !

Avis :
Un pur régal ! Masakasu KATSURA demeure le Maître incontesté de la romance japonaise puisque toutes ses œuvres impressionnent par leur réalisme. Il pond aux fans, après le succès planétaire de Vidéo Girl, une série qui intrigue déjà par son nom et qui s’étale sur 15 volumes qu’on aurait aimé voir doubler, tripler même. Ce classique sentimental mérite amplement sa place dans toute collection digne de ce nom.
Les amateurs de Vidéo Girl Aï s’y reconnaîtront dès la première page ! Tout y est, l’histoire accrochante, le style de Maître Katsura, l’humour et les quiproquos … Avec des dessins encore mieux élaborés et des personnages féminins encore plus réussis !
Masakasu Katsura s’est énormément amélioré en cours de route, ses histoires ont mûri et il sort quelques 14 volumes d’exception. J’ai dit 14 et non 15 parce que le seul défaut de I’’s (si l’on peut réellement parler de défaut) est sa fin…
Une fin qui a fait couler beaucoup d’encre avec des dizaines milliers de fans mécontents, et bien avant sa publication, des lecteurs qui demandaient au mangaka un Happy End, contrairement à ce que Masakazu Katsura avait en tête. Il avoue lui-même dans les derniers tomes être las et fatigué, et qu’il voudrait passer le plus tôt possible à un autre projet.
Pourtant la fin publiée dans la version française n’est qu’une fin alternative officielle. La fin originale s’arrêtait quelques page auparavant, frustrant la majorité des lecteurs. De quoi étonner les habitués de Katsura qui avait sorti avec le dénouement de Vidéo Girl Aï un vrai bijou…
Personnellement, à part son côté bâclé, la fin de I’’s ne m’a pas du tout déplu puisqu’un petit Happy End de temps à autres ne fait de mal à personne, même si j’avoue être resté sur ma faim.

Synthèse :
Comme il a été précédemment dit, I’’s est visuellement irréprochable. Les couvertures sont d’un réalisme hallucinant, et le souci du détail du Maître est fulgurant.
I’’s n’en demeure pas moins “conventionnel” dans sa trame avec tout ce qui avait fait le succès de Vidéo Girl Aï, ainsi que les habituels passages à la plage (occasion de proposer l’héroïne en maillot de bain) et au karaoké, l’immuable épisode en Yukata (kimono léger et coloré porté en Eté) ou celui du bain…

Pour ce qui est du nom, l’auteur lui-même en donne plusieurs significations…
Comme il a été dit dans le manga, il pourrait renvoyer à la combinaison de deux “I“, celui de Ichitaka et Iori travaillant ensemble pour leur projet scolaire. Les deux apostrophes tentent d’éviter toute notion de possession (du genre I’s traduite en “de I“)
L’auteur désigne I’’s comme étant l’histoire de plusieurs personnes dont le nom commence par un I (Ichitaka, Iori, Izumi, Itsuki…).
Il y voit le pluriel de “I” (”je” en Anglais) sans pour autant utiliser “we“, et une prononciation proche entre “I” en Anglais et “Aï” en Japonais (Amour)… Et la liste est longue !

I’’s est une œuvre clé qui séduit par sa qualité malgré quelques petits défauts ! Vous savez donc ce qui vous reste à faire…
–
Crédits Photos : Site Officiel I’’s (En Japonais et en Flash, avec une très jolie mélodie)
Mehdi from Agadir en quelques mots : Mehdi Reghai, 23 ans, marocain, passionné, chroniqueur amateur et blogueur !
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[...] Paradoxalement, Masakazu Katsura insiste sur le fait que rien dans son entourage ne l’inspire dans ses romances, puisqu’il n’a aucune love story ni film d’amour chez lui. Ce qui ne semble pas l’handicaper puisque le mangaka de génie récidive en 1997 à la demande de son éditeur et suite aux pressions des fans en pondant une œuvre visuellement magnifique : I’’s. [...]
j’aime beaucoup tes chroniques
j’avoue ne m’être jamais interessée aux manga sentimentaux jusqu’à cet été où j’ai découvert l’adaptation télé taiwanaise d’un manga japonais Itazura na Kiss et j’adore
la série taiwanaise s’appelle It started with a kiss et ça a tout ce que tu décrit plus haut plus une grande dose d’humour, c’est rafraichissant et vraiment mignon
J’ai ainsi découvert que le monde des série télé asiatiques (asian dramas) est encore un monde à part
(beaucoup adaptés de mangas aussi)
décidément les asiatiques …
Si tu veux aussi (et si tu ne l’as pas déjà fais, ce qui ne m’étonnerait pas), attaques-toi au cinéma coréen.
Des fois c’est choquant, d’autres violent, mais ça laisse des traces ! Magnifique !
Oui j’en ai vus quelques uns
le dernier en date etait Old Boy …. quoi dire? ça laisse pas indifférent
C’est l’exemple que je voulais te donner mais je ne savais pas si t’étais une âme sensible ou pas.
Apparemment, ce n’est pas le cas !
Bon je dirais que je ferme les yeux de temps en temps
mais le sujet même du film est spécial, bizarre, dérangeant, atypique… je ne savais même pas quoi en penser à la fin
est-ce que je déteste? est-ce que j’aime? en tout ça secoue et très fort …. et je ne regrette pas du tout de l’avoir vus
Le plus drôle c’est qu’un autre ami voulait me le conseiller (houblog) mais il ne savais pas comment me présenter la chose, quand j’ai dit que j’avais vus il a eu la même réaction que toi lol
Personnellement, le film m’a tout simplement dépassé !