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Découverte de deux ancêtres de la Japanime

Publié par Mehdi from Agadir • Le 3 avril 2008 • Dans la catégorie : My Japanimes

L’information circule depuis quelques jours sur le web, le National Film Center ou Musée National d’Art Moderne de Tokyo déclare avoir restauré deux films d’animation japonaise âgés de plus de neuf décennies.

Le premier s’intitule Namakura Gatana : Hanawa Hekonai Meitou no Maki, ou tout simplement Namakura Gatana (Un sabre émoussé), et date de 1917. Ce film muet qui dure 2 minutes a été réalisé par Junichi Kouuchi et est considéré comme étant le deuxième dessin animé de l’histoire du Japon.

Il est évident que l’animation japonaise est un peu plus ancienne que cela, mais Namakura Gatana est officiellement le deuxième film d’animation destiné à une projection pour grand public, ce qui en fait une œuvre d’anthologie.

L’histoire raconte, dans un ton ironique, la désillusion d’un samouraï qui achète un sabre non tranchant et qu’il essaie dans la rue sur des passants. Il butte sur ces “gens du peuple” qui le repoussent et le mettent à terre.

Namakura Gatana
Namakura Gatana (Extrait)

Dans un tout autre registre, la deuxième découverte est moins comique puisqu’il s’agit d’une petite adaptation par Seitaro Kitayama en 1918 du célèbre conte de fées japonais Urashima Taro.

Urashima Taro était un paisible pêcheur qui sauva lors d’une sortie en mer une tortue. Cette tortue, qui était en réalité la Princesse du Royaume Sous-marin, le récompensa par un séjour au Ryugu-jo, le palais de Ryujin.
Il y passa des jours heureux avec la belle princesse mais voulu rentrer chez lui pour rassurer ses parents, chose qu’elle accepta à condition de ne pas ouvrir la boite qu’elle allait lui confier.
A son arrivée, Urashima découvre que des siècles s’étaient écoulés depuis son départ et que personne ne se souvient de lui. Désespéré, il regagne la plage, ouvre la boite et laisse échapper un nuage blanc, symbole de son âge réel. Il vieillit soudainement et mourut.

Urashima Taro, Kuniyoshi Utagawa
Urashima Taro par Kuniyoshi Utagawa

Les deux films ont pu traverser le temps sans détériorations majeures à la stupéfaction des spécialistes. Découverts chez un antiquaire à Osaka, les films étaient emballés dans du papier, ce qui leur a permis d’être aérés et de ne pas s’abîmer.

Pour saisir l’importance de ces deux œuvres, il est à savoir que 90% des productions cinématographiques japonaises muettes et datant de l’avant-guerre (mondiale bien sûr) ont été irrémédiablement détruites par le feu (accidentel ou dû à une catastrophe naturelle) et par les bombes américaines.

Les quelques œuvres “survivantes” remasterisées, numérisées et sauvegardée pour les générations futures constituent l’un des derniers remparts d’une partie de l’histoire japonaise ayant frôlé l’oubli.


Source :
Aujourdhuilejapon.com (Japon : les aventuriers du dessin animé perdu) - Nishikata Film Review
Crédits : Namakura Gatana - Urashima Taro, Wikipedia

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Mehdi from Agadir en quelques mots : Mehdi Reghai, 23 ans, marocain, passionné, chroniqueur amateur et blogueur !
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2 Commentaires »

  1. Et le premier anime marocain date de quand ? 2000?

  2. A part les pubs des piles Superlux (L3awd Lbyed Ya Baba) et Boundif, je ne vois pas de quoi vous parlez :)

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