Special Western : Butch Cassidy et Le Kid
Publié par Mehdi from Agadir • Le 11 août 2008 • Dans la catégorie : My 7ème ARTRetour sur un genre à part :
Le Western est un genre cinématographique dont l’action se situe généralement en Amérique du Nord lors de la Conquête de l’Ouest et qui tente de reconstituer la brève Histoire des Etats-Unis d’Amérique du 18ème et 19ème siècle, souvent de manière romancée et théâtrale, avec quelques ajouts spécifiques à la fiction et au film d’aventure.
Les années de gloire se situent entre les années 30’ et les années 60’ durant lesquelles la majorité des Westerns ont été tournés, souvent par des réalisateurs peu connus et avec des castings très modestes. Le genre finit cependant par acquérir ses lettres de noblesse des mains de quelques réalisateurs de renom tels que John Ford (La Chevauchée fantastique, Rio Grande), Robert Aldrich (Bronco Apache, Vera Cruz), Cecil Blount De Mille (Une aventure de Buffalo Bill, Les Dix Commandements)…
Le cinéma Western connaît plus tard une renaissance avec l’avènement des Western Spaghetti tournés au Sud de l’Italie, les plus connus demeurant ceux de Sergio Leone (Pour une poignée de dollars, Le Bon, La Brute et Le Truand…), et qui rencontrent un vif succès public malgré quelques avis mitigés. Aujourd’hui encore sont produits quelques bons Westerns dont Impitoyable de (et avec) Clint Eastwood sorti en 1992, Danse avec les Loups avec Kevin Costner sorti en 1990 – tous deux oscarisés – et L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford avec Brad Pitt et Casey Affleck sorti en 2007.

Titre en Version Originale : Butch Cassidy and The Sundance Kid – Réalisateur : George Roy Hill – Année de Production : 1969
Il s’agit là d’un de mes Westerns préférés avec deux acteurs dont j’apprécie énormément le jeu : Paul Newman et Robert Redford. Le film propose une énième version de la vie de deux criminels notoires du Grand West américain : Butch Cassidy et Sundance Kid, campés par deux grands noms hollywoodiens non moins célèbres et accompagnés de la ravissante Katharine Ross dans le rôle de la femme du Kid.
Le film reprend une partie de l’existence de deux braqueurs de banques et voleurs de trains forts sympathiques, appréciés de leur entourage malgré leurs écarts de conduite mais qui finissent par s’attirer des ennuis plus grands que leur réputation. Ni l’intellectualité et les idées foireuses de Butch, ni le talent et la vitesse de tir du Kid ne semblent fonctionner contre leurs poursuivants. Les deux acolytes se verront donc obligés de revoir entièrement leur plan de carrière…
L’humour est omniprésent, l’action aussi, et les plans larges véhiculent merveilleusement le sentiment de liberté typique des territoires vierges américains (tout comme le fait par exemple le néozélandais Le Seigneur des Anneaux). Une épopée humaine, une ode à la nature et à l’amitié, une incessante quête de liberté qui se paie, comme toute bonne chose, au prix fort !
Le film a remporté trois Oscars (Meilleure Photographie, Meilleure Musique et Meilleure Chanson “Raindrops keep fallin’ on my head“) et le BAFTA du Meilleur Film de l’Année.
A voir absolument pour les amateurs du genre, mais pas seulement…
Mehdi from Agadir en quelques mots : Mehdi Reghai, 23 ans, marocain, passionné, chroniqueur amateur et blogueur !
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Butch Cassidy et le kid …
L’image du bonheur, à mes yeux, est la scène où Cassidy s’amuse à faire du vélo avec l’amoureuse du Kid. En quelques minutes, que de poésie et de bien-être exprimés !
Le western est un genre un peu décrié parfois.
Pendant un temps, il est vrai que les scénarios servaient l’idéologie ambiante. Mais, par la suite, les westerns sont devenus des œuvres subversives. Le mythe de l’ouest fut complètement déconstruit.
Content que tu présentes des westerns. Cela change !
Gilles
C’est précisément ce genre d’œuvres subversives, permets-moi de t’emprunter l’expression, qui m’ont encouragé à revoir des classiques que j’avais découvert très jeune avec mon père, et par la suite de leur dédier quelques articles sur le blog.
J’ai également aimé la scène que tu décris et qui semble grandement improvisée, on y voit l’amusement de Paul Newman et une certaine lueur de joie dans les yeux de la magnifique Kat Ross.