Rage Attitude

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Seinen Cultes : Ghost In The Shell

Publié par Mehdi from Agadir • Le 29 août 2008 • Dans la catégorie : My Japanimes

Je me lance dans la série des Seinen avec des œuvres cultissimes ayant imposé leurs styles, forgé des talents et influencé des générations de lecteurs, de mangaka et de cinéastes : Ghost in The Shell, Gunnm et Berserk.

En plus de leur impact visuel notoire puisque les trois œuvres ont été dessinées par des Maîtres mangaka, et animés par des studios prestigieux, leur mythe est né de leur impact psychologique sur le lecteur et le spectateur, et la vraisemblance de leurs univers fictifs très éloignés du quotidien carré et symétrique du japonais moyen.

N.B. Le Seinen est un genre de mangas, de séries et de films d’animation destinés à un public de “jeunes adultes” et “consommés” dès le lycée. Il est caractérisé par une construction scénaristique plus complexe que celle du Shônen (Naruto, One Piece) et un degré de violence plus soutenu, ainsi que la présence de scènes de nudité et/ou à connotation sexuelle.

Ghost In The Shell

Ghost In The Shell a tout pour séduire (scénario parfait, maîtrise graphique, cohérence) ce qui lui a valu d’être l’un des fers de lance de la propagation de la culture manga à travers les cinq continents. Ce Classique de Masamune Shirow réussit à créer un monde futuriste Cyberpunk où la banalisation des implants cybernétiques, la nanotechnologie et la génétique avancée n’arrivent pourtant pas à dompter les peurs viscérales des Hommes face à l’inconnu, encore moins à trouver des réponses tranchantes aux questions existentielles si chères à l’esprit humain.

Le manga devenu en quelques années culte a bénéficié de la meilleur adaptation en Anime au sein du Studio I.G et sous la direction d’un génie : Mamoru Oshii (Ghost in the Shell et Innocence : Ghost in the Shell 2). Dans un film de Science Fiction comme il s’en fait très peu, l’histoire explore les abîmes de l’esprit humain avec plusieurs questions à la clé :

Qu’est ce que l’esprit ou l’âme ? Prendre conscience de sa propre existence ? Peut-être… Mais qu’est ce qui différencie alors l’Homme d’un Organisme Cybernétique (ou Robot Pensant ou doté de sentiments) ayant pris conscience de sa propre existence ? Une interrogation qui embourbe le spectateur dans une mouise de questions dérangeantes sur les Sentiments et les Émotions qui font de l’Homme un être si exceptionnel.

Que serait donc cette “pensée humaine” qui fait de lui la race élue ? La quête d’une réponse nous mène à un point où la question ultime est posée : Qu’est ce que la vie ? Si vivre peut être résumé en quelques verbes : respirer, se nourrir, procréer, choisir, aimer, rêver… l’Intelligence Artificielle pourrait bel et bien un jour les simuler et espérer à être considérée comme une nouvelle forme de vie. Et si l’esprit humain peut être retranscrit en flux d’informations, il peut donc être envoyé d’un endroit à un autre via câbles et fibre optique, et il pourrait même survivre dans le Web sans attache physique. Une nouvelle forme de vie apparaîtrait donc, une existence qui se défait de l’enveloppe charnelle et des capacités limitées d’un corps tangible pour embrasser la “vraie liberté”.

Certains de ces concepts sont partagés avec le premier Matrix – que les deux suites surdopées aux déluges numériques nous ont vite fait oublier – ainsi que les réflexions proposées par Steven Spielberg dans son Artificial Intelligence (A.I).

A la croisée des chemins de l’excellent Manga, du Blockbuster qui aura assit le film animé pour adulte au rang de courant cinématographique majeur (du moins au Japon et auprès des fans occidentaux) et de l’œuvre phare de Science Fiction, Ghost In The Shell réitère l’exploit avec une série plus proche du Manga où l’humour et la trame plus légère changent de la gravité du ton des deux films dirigée par Kenji Kamiyama et supervisée par Mamoru Oshii.

Mais jamais la psychologie humaine n’a été autant décortiquée, et le titre Stand Alone Complexe résume parfaitement le paradoxe de l’Homme refusant de vivre seul (Animal Social) mais prônant haut et fort son individualisme. Du pur plaisir bourré de références et une Major Kusanagi Motoko en idéal féminin tant par son physique que par son tempérament !

Tachikoma

Ghost In The Shell existe en :

- Trois Manga : Ghost in the Shell de 2 volumes sorti en 1996, ManMachine Interface de 2 volumes sorti en 2002 et Human-error processor (GITS 1.5) d’un seul volume sorti en 2006.
- Deux films d’animation mondialement célèbres : Ghost In The Shell et Innocence : Ghost In The Shell 2 réalisés par Mamoru Oshii.
- Une série animée de deux saisons, comprenant 26 épisodes chacune : Ghost In The Shell : Stand Alone Complexe et Ghost In The Shell : Stand Alone Complexe 2nd GIG, séparées par un intermède constitué d’épisodes courts mettant en scène des Tachikomas, ceux même diffusés après chaque épisode de la série, baptisée Ghost in the Shell : Tachikoma Days.
- Trois films reprenant les thèmes de la série et dirigées par Kenji Kamiyama, le premier et le deuxième étant chacun le résumé d’une saison, et le troisième un film à part entière qui suit le court de la série : Ghost In The Shell : S.A.C. Solid State Society.

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Mehdi from Agadir en quelques mots : Mehdi Reghai, 23 ans, marocain, passionné, chroniqueur amateur et blogueur !
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7 Commentaires »

  1. [...] forgé des talents et influencé des générations de lecteurs, de mangaka et de cinéastes : Ghost in The Shell, Gunnm et [...]

  2. [...] forgé des talents et influencé des générations de lecteurs, de mangaka et de cinéastes : Ghost in The Shell, Gunnm et [...]

  3. [...] logique voudrait – après avoir traité des grands classiques Seinen (Ghost in The Shell, Gunnm et Berserk) – que l’on s’attaque au genre qui a permis au manga pour adulte [...]

  4. [...] Cultes : - Ghost in The Shell - Gunnm - [...]

  5. [...] : The Movie. Derrière ce titre moins impressionnant qu’un Ghost In The Shell se cache l’une des œuvres clés d’un réalisateur d’Animes hors normes : Mamoru Oshii. [...]

  6. [...] J’ai dû parler du Major Kusanagi au moins une demi douzaine de fois sur Rage Attitude. Femme fatale par excellence, elle est avant tout caractérielle, autoritaire, forte et intelligente. Militaire de métier, elle dirige une équipe qui lui est totalement loyale et une armada de robots qui la considèrent comme leur mentor. Son physique a évolué du manga de Masamune Shirow aux films d’Oshii, et jusqu’à la série animée de Kenji Kamiyama, sans perdre de sa beauté. Sa personnalité passe cependant de la malice et à la perplexité puis au charisme incarné. (Lire l’article : Seinen Cultes : Ghost In The Shell) [...]

  7. [...] Batô (ou Batou) est l’éternel compagnon du Major Kusanagi avec qui il a tissé de très forts liens d’amitié et pour qui il éprouve une certaine forme d’amour. Baraqué comme un catcheur, excellent boxeur, expert en armement et en systèmes de sécurité, ancien membre des Rangers ou Commandos de l’Armée, et excellent leader, il est le commandant en second de la Section 9 qu’il dirige en l’absence du Major qu’il est le seul à appeler par son prénom, mais cela reste très rare. Son corps cybernétisé lui permet d’être quasiment imbattable au corps à corps. Pour plus d’informations sur le sujet, lire l’article : Spécial Seinen Cultes : Ghost In The Shell [...]

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