I’’s

Il est clair que le genre de prédilection de Katsura Masakazu est le récit de science fiction, mais il connaîtra aussi le succès, son plus grand même, avec la romance Video Girl Aï où il expérimente une nouvelle approche reposant sur un cocktail d’amour, de science fiction et d’humour.

Un succès phénoménal qui l’oblige à récidiver quelques années plus tard, suite aux pressions des fans et des éditeurs. Sa nouvelle romance, pré-publiée dès 1997, a été mystérieusement baptisée I’’s.

Katsura dira que ce nom renvoie à la combinaison de deux « I » d’Ichitaka et de Iori, principaux personnages de la série, les deux apostrophes tentant d’éviter toute notion de possession propre à la langue anglaise. Il dira aussi que I’’s serait en fait l’histoire de plusieurs personnes dont le nom commence par un « I » (Ichitaka, Iori, Izumi, Itsuki…), ou qu’il s’agit du pluriel de « I » (« je » en Anglais) sans pour autant utiliser « we » (« nous »), et tout en gardant une prononciation proche de « Aï » qui signifie amour en Japonais. A vous de choisir l’explication qui vous semble la plus poétique !

L’histoire de I’’s commence comme convenu par un lycéen de 16 ans, Ichitaka Seto, éperdument amoureux de sa camarade de classe Iori Yoshizuki, l’une des filles les plus populaires du lycée, belle, intelligente et célèbre par ses apparitions dans des spots publicitaires.

Cette célébrité complique encore plus la tâche de Seto, incapable de lui déclarer ses sentiments à cause d’une mauvaise expérience amoureuse qui remonte à son enfance. Dès qu’il est avec Iori, il dit toujours l’inverse de ce qu’il pense, ce qui à la longue le perturbe énormément.

Auprès de son meilleur ami et confident Teratani Yasumasa, de son amie d’enfance de retour des USA Akiba Itsuki et d’autres personnages qui apparaîtront au fil des chapitres, Seto passera une année scolaire pleine de rebondissements !

Le manga est un pur régal pour les yeux. Katsura Masakazu convainc les fans de Vidéo Girl dès les premières pages, avec une histoire accrocheuse, beaucoup d’humour et des quiproquos épiques.

Graphiquement, il s’est énormément amélioré en proposant des dessins d’une qualité impressionnantes. Ses personnages sembles plus vivants que jamais, ses histoires plus mures et plus élaborées. Il sort ainsi 14 volumes d’exception. Quatorze et non quinze parce que le plus gros défaut de I’’s demeure sa fin bâclée et si peu recherchée.

Une fin qui a fait couler beaucoup d’encre avec des dizaines milliers de fans mécontents et des pressions énormes sur le mangaka bien avant sa parution, puisque d’innombrables lecteurs exigeaient un happy end tandis que Katsura avait autre chose en tête. Arrivé aux dernières chapitres, il confessait volontiers sa fatigue et sa lassitude, son besoin de passer à un autre projet devenant insoutenable.

Personnellement, à part son côté bâclé, la fin de I’’s ne m’a pas complètement déplu, même si j’avoue être resté sur ma faim.

Tout compte fait, I’’s demeure une œuvre clé qui séduit par sa qualité narrative et visuelle ! Vous savez donc ce qui vous reste à faire.

Publié le 20/01/2012LienUn commentaire

Video Girl Ai (et Video Girl Len)

Video Girl Aï de Katsura Masakazu fera surement partie de mes titres mangas préférés pour toujours !

Il raconte l’histoire de Moteuchi Yota, jeune lycéen de 16 ans, timide et très amoureux de son amie et camarade de classe Moemi, qui elle est amoureuse de son meilleur ami Takeshi, séduisant et très populaire.

Un soir, Yota rentre chez lui, le coeur en morceaux, et tombe sur un vidéo club qu’il n’avait jamais vu. Tenté par un film de charme, il loue une cassette avec la photo d’une jolie fille sur la couverture et l’essaie chez lui. Son magnétoscope surchauffe et une jeune fille prénommée sort miraculeusement de l’écran en se fixant pour objectif de le consoler. Mais à cause d’appareil défectueux, rien ne se déroule comme prévu et au lieu d’avoir une jeune fille douce et obéissante, il se retrouve avec une vraie furie prénommée Amano Aï !

Rien de négatif ne peut être dit sur ce classique dont la publication a commencé en 1989. Le scénario est certes fantaisiste, mais l’histoire est si bien ficelée que l’on prend racine devant chacun des 13 volumes. La fin, mémorable, ne pouvait être meilleure, faisant de cette série un chef-d’œuvre par excellence ! Un très grand cru !

Graphiquement, le poids des années se fait ressentir, les débuts de Katsura aussi. Les vêtements, les coupes de cheveux, les décors, et l’absence de téléphones portables ne sont que des exemples de cet tout autre âge. Aussi, les influences science fiction, fantastique et néo-théologique pourrait en dérouter plus d’un, mais c’est une magnifique quête d’amour à l’image du monde très cybernétisés qui lui sert d’arrière plan.

L’auteur récidive avec Vidéo Girl Len, une histoire de deux petits tomes et un modeste bonus qui trahit l’épuisement de l’auteur après plusieurs mois de travail. Et mises à part quelques précisions sur le monde des Vidéo Girls, personnellement je n’en vois pas de grande utilité.

Video Girl Aï a été adaptée par Productions I.G. en une série de 6 OAV, diffusées en 1992. Techniquement irréprochables, leur seul défaut est l’impossibilité de résumer l’œuvre en 6 épisodes de 30 minutes chacun ! Le studio s’est ainsi focalisé sur une partie en tentant de rester fidèle au manga, avec plus ou moins de réussite.

Video Girl Aï a également été adapté en film live, et ayant aperçu quelques images ainsi qu’un poster peu prometteur, et surtout ne l’ayant pas vu, je m’abstiendrais de le commenter.

A lire ! C’est un classique !

Publié le 19/01/2012LienPas de commentaire

Hommage à Katsura Masakazu

Katsura Masakazu, le maître de la romance manga… C’est ainsi que pourrait être décrit ce génie qui a marqué sa génération.

Lauréat deux années consécutives du Prix Tezuka (en hommage à Tezuka Osamu), il est avant tout connu pour ses penchants pour la science fiction et les super-héros, genres qu’il maîtrise parfaitement. Mais sa principale force réside dans ses scénarios solides et bien ficelés, leur relative originalité, et un style graphique qui s’améliore au fil du temps et au sein même d’une œuvre.

Son premier succès commercial et critique a été Wingman, qu’il fait suivre quelques années plus tard par un second encore plus retentissant, Video Girl Aï. Il y emprunte d’avantage à la romance pour jeunes hommes qu’à l’action, sans pour autant délaisser ses chères références SF.

Sa recette choc est faite d’amour, dans une ambiance riche en rebondissements, de vraisemblance, puisque le héros est souvent timide avec des réactions maladroites et prévisibles, et un penchant pour tout ce qui est pervers – l’amour platonique n’existe pas dans l’univers bouillonnant de libido de Katsura – et enfin d’humour, omniprésent et parfois à connotation sexuelle sans pour autant tomber dans le vulgaire et l’obscène.

Paradoxalement, Katsura Masakazu insiste sur le fait que rien dans son entourage ne l’inspire dans ses romances, ni films, ni livres. Ce qui ne semble pas l’handicaper puisque le mangaka récidive en 1997, à la demande de son éditeur et suite aux pressions des fans, en pondant une œuvre visuellement magnifique : I’’s.

Zetman, toujours en parution, est aprécié par les lecteurs, mais l’on peut d’ores et déjà dire que le « phénomène Masakazu Katsura » est loin derrière.

Dommage pour les amoureux d’un genre qui aujourd’hui manque cruellement de qualité et qui souffre de ce fâcheux goût de réchauffé !

Publié le 18/01/2012LienUn commentaire

Michiko e Hatchin

Michiko e Hatchin, que l’on retrouve aussi sous le titre Michiko to Hatchin, est une série animée de 22 épisodes réalisée par Yamamoto Sayo au sein du studio Manglobe (Samurai Champloo, Ergo Proxy, Deadman Wonderland, Sarai-ya Goyou), avec une musique d’Alexandre Kassin produite par le célèbre Watanabe Shinichiro (Cowboy Bebop, Samurai Champloo).

Il s’agit de l’aventure de Michiko Malandro, criminelle notoire et fugitive, et de la petite Hana Morenos, surnommée Hatchin, orpheline abusée par sa famille adoptive. Les deux recherchent dans les quatre coins d’un pays d’Amérique latine qui emprunte beaucoup à la culture populaire brésilienne, Hiroshi Morenos, l’amoureux de Michiko et le prétendu père de Hatchin.

Michiko est une grande femme au teint basané, au corps attirant et à la longue chevelure brune. Elle s’habille de manière provocante, parle vulgairement et se bat comme personne. Elle chevauche son grand scooter qui avale les kilomètres lorsqu’il ne dévale pas les pentes des favelas, fume toute la journée et boit la nuit. Sans scrupules, elles braque, vole, frappe et agresse tous ceux qui croisent son chemin, mais demeure très attachée à la petite Hana.

Hana, par-contre, est une fillette douce et très vertueuse, travailleuse, avec un tempérament calme, sauf quand elle perd son self-contrôle. Elle porte le même tatouage au bas du ventre que Michiko et Hiroshi et développera au fil des aventures des sentiments forts envers celle qui fera figure de mère, de soeur et de meilleure amie.

A l’image d’un Cowboy Bebop, la musique est un élément narratif tout aussi important que les images et les dialogues. La samba, la bossanova et les percussions créent une atmosphère propre à chaque situation, mais ne sont malheureusement pas aussi cultes que le jazz, le blues et le rock de son aîné.

Michiko e Hatchin rate de peu la chance de figurer parmi les grands, faute d’une intrigue puissante, d’un fil conducteur plus efficace et d’une fin épique. Michiko Malandro est néanmoins suffisamment charismatique, l’animation d’assez bonne facture et les décors tellement colorés et rafraîchissants qu’ils parviennent à sauver les meubles !

A conseiller vivement sans faire de fausses promesses.

Publié le 17/01/2012LienPas de commentaire

Gokusen (La Série Animée)

Gokusen fait partie des oeuvres phares qui ont influencé la culture japonaise de cette dernière décennie puisque le manga josei de Morimoto Kozueko (15 volumes) a été adapté en série animée (Madhouse), en série télévisée live (3 saisons) et en téléfilm (Gokusen: The Movie) avec une panoplie de stars japonaises.

Yamaguchi Kumiko, l’héroïne de la série animée de 13 épisodes, est une jeune femme de 23 ans qui rêve depuis toujours d’exercer le métier d’enseignante. Fraîchement diplômée, elle entre dans un lycée pour garçons pour y enseigner les mathématiques et sera assignée à la 3-D, une classe réputée pour sa délinquance et ses résultats médiocres. Insultée et ridiculisée, elle sera obligée de porter constamment un survêtement et sera surnommée par ses élèves Yankumi, contraction de son nom et son prénom.

Ce que tout le monde semble ignorer, c’est que Kumiko est l’unique héritière d’un clan yakuza dirigé par son grand-père. Elle est donc habituée aux rites et codes du crime organisé, et ses élèves qui se prennent pour de petits gangsters ne lui font que très peu d’effet…

Les treize épisodes de la séries animée sont certes insuffisants pour tenter une quelconque pirouette scénaristique, mais l’humour y est présent, les émotions aussi, et l’héroïsme tout autant puisqu’il n’y a rien à dire sur les aptitudes de Yankumi au corps à corps. L’histoire est une très belle démonstration des idéaux auxquels croit la jeune femme, dans un Japon de plus en plus déshumanisé et un système éducatif très controversé.

L’anime, produit en 2004 par Madhouse, a été réalisé par Sato Masami et scénarisé par Kobayashi Yasuko. Il demeure très fidèle à l’histoire originale, avec une animation soignée, une musique agréable, et un ending d’anthologie très musique japonaise classique. Onore Michi de Aki Ahiyo s’inspire de la thématique geisha et rappelle Flower of Carnage de Meiko Kaji du film Kill Bill.

Une seconde saison – certes improbable – serait la bienvenue !

Publié le 24/11/2011LienPas de commentaire

DearS (La Série Animée)

Il est surprenant de voir à quel point le fantasme d’une fille à la plastique de rêve qui apparaît de nulle part pour exaucer les moindres désirs d’un jeune lycéen à la libido bouillonnante est omniprésent dans la culture japonaise. Après Vidéo Girl et sa cassette surnaturelle et Chobits et ses ordinateurs personnels, on a droit dans DearS à des extraterrestres surdoués qui ne vivent que pour servir.

Les tokyoïtes se réveillent un jour avec un vaisseau spatial échoué dans la Baie de Tokyo. A bord de l’engin se trouvent des extraterrestres humanoïdes dotés d’une très grande beauté. Baptisés DearS (Dear Friends From Outer Space), ils tentent d’intégrer la société japonaise après avoir perdu tout espoir de repartir dans leur monde, essayant de s’accommoder de leur nouveau mode de vie loin des contraintes de l’esclavage.

Dans cet univers futuriste, Ikuhara Takeya se lie à Ren, une DearS amnésique qui s’adresse à lui en tant que maître et qui se cantonne dans son rôle d’esclave. La servitude n’étant plus d’actualité, la relation entre Takeya et Ren évoluera pour donner lieu à des sentiments plus complexes, tandis qu’un complot se trame secrètement sur Terre…

DearS est un manga du duo de mangakas Peach-Pit (du nom du restaurant de la série Berverly Hills 90210), alias Sendo Banri et Ebara Shibuko, constitué de 8 numéros publiés de 2002 à 2005. Les deux dessinatrices sont connues pour leur maîtrise du bishojo (représentation de jolies jeunes filles n’ayant pas encore l’âge d’être à l’université) avec tout ce que le concept englobe de moe et d’ecchi.

L’adaptation en série animée de 12 épisodes – plus un 13ème situé chronologiquement entre le 9 et le 10 – date de 2004 et est signée Higuchi Tetsuji. Loin derrière le chef d’œuvre de Masakasu Katsura et ne pouvant égaler Chobits de Clamp, la série DearS demeure très moyenne, divertissante par moment, mais sans réelles prétentions ! A voir en quelques jours…

N.B. Un point cependant pour Mitsuka Yoshimine, la prof d’Anglais obsédée, vicieuse et hilarante !

Publié le 22/11/2011LienPas de commentaire

Ouran High School Host Club

Ouran High School Host Club fait partie de ces séries alliant amour et humour déjanté sur fond de paysage lycéen japonais, les références demeurant indiscutablement School Rumble et le chef d’œuvre Great Teacher Onizuka.

Même si la qualité et l’originalité sont rarissimes dans un genre déjà saturé, studio Bones pond en 2006 une série visuellement irréprochable, offrant une approche innovante mais loin d’être marquante. Une adaptation du manga de Hatori Bisco réalisée par Igarashi Takuya.

L’histoire est certes intéressante – une fille déguisée en garçon et tous les quiproquos qui vont avec – et l’humour omniprésent, mais l’on retombe rapidement dans le cliché des personnages secondaires : le débile, le démoniaque, le taciturne, le gentil, l’impertinent… et des sorties scolaires caractérisant les différentes périodes de l’année : la rentrée sous les cerisiers en fleurs, la plage en été pour la séance bikini, l’orage pour la course sous la pluie…

Le tout aurait été agréable en l’absence de certains choix scénaristiques de mauvais goût comme les scènes à connotation homosexuelle rappelant un titre yaoi (genre de mangas ciblant les filles traitant d’un amour entre plusieurs personnages masculins).

Ce détail oublié, l’amusement est souvent au rendez-vous, mais sans plus…

Publié le 18/11/2011LienPas de commentaire

Jin-Roh, La Brigade des Loups

Jin-Roh, La Brigade des Loups est un long métrage du studio I.G. réalisé en 1999 par Hiroyuki Okiura, avec un scénario du génie Mamoru Oshii (Ghost in the Shell) et une musique de Hajime Mizoguchi. Ce seinen psychologique reprend plusieurs éléments des thriller et du cinéma de contre-espionnage en explorant les facettes les plus cachées de la psychologie humaine.

L’histoire se déroule à Tokyo dans un univers uchronique où les forces de l’Axe prennent le dessus sur les Etats-Unis d’Amérique lors de la Seconde Guerre Mondiale, installant l’armée allemande au Japon afin d’y instaurer un régime totalitaire. Rappelons juste que l’uchronie est un sous-genre de science fiction où les faits débutent par un évènement historique avant d’en dériver vers la fiction (point de divergence) comme la possibilité d’un monde où Alexandre le Grand aurait envahi l’Europe de l’ouest au lieu de s’engouffrer en Asie, où Napoléon aurait réussi sa compagne russe, où les musulmans n’auraient pas perdu l’Espagne et où les sudistes auraient gagné la Guerre de Secession.

Le spectateur suit Fusé, un membre de l’unité Panzer, division de la police lourdement armée et chargée d’anéantir l’opposition. Véritable machine à tuer, sa mission est d’exterminer les terroristes d’un groupe appelé La Secte, mais au cours d’une mission, il est incapable d’abattre à bout portant une jeune rebelle qui met fin à ses jours sous ses yeux en faisant exploser une bombe.

Rétabli de ses blessures, il demeure néanmoins hanté par sa mort, jusqu’au jour où il rencontre par hasard la sœur aînée de la kamikaze dont il tombe rapidement amoureux. Cette rencontre est-elle fortuite ? Fusé est-il d’avantage qu’un simple agent des forces de l’ordre ? Quel est le secret de la mythique brigade des Jin-Roh ?

Autant de question auxquelles Jin-Roh, La Brigade des Loups tente de répondre avec élégance. Il fait partie de ces films d’animation impossibles à critiquer et très difficiles à mettre en valeur, si ce n’est en énumérant les prix récoltés dans la dizaine de festivals internationaux (Berlin, Porto, Bruxelles, Singapour…) auxquels il a participé.

Le scénario se joue autant des spectateurs que des personnages, sans action ni héroïsme, juste des duels psychologiques, des échanges intenses et des répliques soignées. Tout laisse à réfléchir dans une quête de perfection cinématographique absolue. L’objectif étant de délivrer une critique sur la société et l’Homme, sur fond philosophique et en revisitant le conte du Petit Chaperon Rouge.

Jin-Roh, La Brigade des Loups marque à jamais, devenant au sein de Production I.G. le digne successeur de Ghost In The Shell.

Publié le 17/11/2011LienPas de commentaire

Sarai-ya Goyou

Sarai-ya Goyou (ou Saraiya Goyou, Saraiya Goyo, La Maison des Cinq Feuilles, House of Five Leaves) est une adaptation animée du manga éponyme signé Ono Natsume et réalisée par Mochizuki Tomomi qui a travaillé sur de nombreux animes célèbres tout en réalisant le film Je peux entendre l’océan de Ghibli, la première saison de Ranma ½ ou encore Shinigami no Ballad.

Sarai-ya Goyou est un production Manglobe (Samurai Champloo, Ergo Proxy, Michiko to Hatchin, Deadman Wonderland…) bénéficiant d’une animation hors-pair et d’une excellente musique, si l’on fait abstraction d’un opening electro et d’un ending pop, en totales contradictions avec l’esprit de la série.

Le style graphique, qui ne fera forcément pas l’unanimité, est d’une grande beauté, brisant les convenances pré-établies et sur-usités du genre.

L’histoire se déroule vraisemblablement durant la période Edo et décrit la rencontre du jeune samouraï Akitsu Masanosuke, bretteur confirmé mais dont la personnalités est très effacée, avec le charismatique criminel Yaichi et sa bande poétiquement surnommée Les Cinq Feuilles. Chaque protagoniste découvre le passé des autres, ses motivations et ses aspirations, avec pour fil conducteur la curiosité et l’honnêteté de Masa qui finira par déteindre sur tous ses compagnons.

Sarai-ya Goyou est un doux voyage dans un Japon féodal esthétisé et harmonieusement coloré, que je conseille à tous ceux qui sauront apprécier cette oeuvre originale dans l’esprit et dans l’âme.

Publié le 11/11/2011LienPas de commentaire

Usagi Drop (Série TV)

Usagi Drop, Un Drôle de Père (en version française) ou Bunny Drop (en version américaine) est une série animée dirigée par Kanta Kamei et écrite par Suguru Kishimoto. Elle est adaptée du manga josei « tranche de vie » éponyme de Yumi Unita plébiscité par les critiques .

La série animée constituée de 11 épisodes est une Production I.G diffusée initialement durant la fin de l’été 2011 au Japon sur Fuji TV. Elle reprend l’année qui a suivi la rencontre entre les deux principaux protagonistes de l’histoire.

Usagi Drop est selon moi l’une des meilleures séries de l’année, et éblouie moins par son action ou ses effets visuels que par l’élaboration de ses personnages et la transparence de leurs personnalités.

Le public masculin s’identifie rapidement à Daikichi tandis que les filles se retrouvent dans la petite Rin, deux personnages portés par une animation soignée, un style graphique originale et parfois plus séduisant que celui du manga, et une pléiade de personnages secondaires au character design très soigné.

Pour ce qui est du synopsis, il s’agit de l’aventure d’un trentenaire célibataire, Kawachi Daikichi, salaryman tokyoïte qui fait la connaissance de Kaga Rin, la fille illégitime de son grand-père maternel durant les funérailles de ce dernier, et qu’il décide d’adopter contre la volonté de toute sa famille. Il apprendra sur le tas l’importance de la famille, la responsabilité d’être parent, l’amour d’un enfant…

Émouvant et entraînant !

Publié le 9/11/2011LienPas de commentaire