The Son of No One
The Son of No One ou Un flic pour cible est un drame policier signé Dito Montiel avec pour acteurs principaux Channing Tatum (Haywire, 21 Jump Street, The Vow), Al Pacino, Juliette Binoche et Katie Holmes.
Un film indépendant, à très petit budget, qui ressuscite un genre désuet et une approche cinématographique aujourd’hui dépassée. La narration perturbante et les plans dérangeants créent une certaine ambiance mais limitent le plaisir du spectateur. J’ai quand même été agréablement surpris, surtout en voyant Tatum s’éloigner des comédies romantiques et des blockbusters, ses deux genres de prédilection.
The Son of No One ne relancera pas la carrière d’interprètes de la carrure de Pacino ou Binoche mais rappellera aux amoureux des polars et du cinéma noir certaines sensations oubliées.
21 Jump Street
21 Jump Street recycle la série de la fin des années 1980 qui lançait la carrière d’un certain Johnny Depp en appelant deux stars du moment, Channing Tatum (Haywire, G.I. Joe, The Vow, Cher John) et Jonah Hill (The Sitter, Superbad, Moneyball), dans une comédie signée Phil Lord (Tempête de boulettes géantes) et Chris Miller (Le Chat potté).
Le film est léger et très drôle, à l’image de Get Him To The Greek, porté par deux bons acteurs, un humour très décalé et quelques références culturelles marquantes. L’humour passe d’avantage en version originale – traduire les gags étant très difficile – et certains passages font rire aux éclats.
J’ai personnellement adoré et je pense que 21 Jump Street est sans conteste la comédie de l’année !
The Grey
The Grey ou Le Territoire des loups est un petit film série B au budget très modeste (25 millions de dollars), réalisé par Joe Carnahan (The A-Team) et porté par une (autre) bonne prestation de Liam Neeson.
Ce survival sans grande prétention s’avère être une caisse bourrée de dynamite. Aiguisée comme une lame de rasoir, l’histoire des quelques rescapés d’un équipage échoué en plein désert glacé d’Alaska nous tient en haleine durant près de deux heures. John Ottway, chasseur professionnel de loups, fera tout son possible pour survivre en territoire hostile, encerclé d’une meute de prédateurs et ballotté par le vent glacial.
Une leçon d’humilité et une ode à la beauté cruelle du grand nord qui a valu au film son succès autant critique que commercial.
The Guard
The Guard, L’Irlandais en version française, est un petit bijou réalisé par John Michael McDonagh et sorti en 2011, avec en têtes d’affiches Brendan Gleeson (Braveheart, Gangs of New York, Harry Potter), Don Cheadle (Ocean’s Eleven, Hotel Rwanda), Liam Cunningham (Le Choc des Titans, Game of Thrones), Mark Strong (Sherlock Holmes, Robin des Bois, Kick-ass, Green Lantern) et Fionnula Flanagan (LOST).
Le film revient sur la rencontre entre le sergent Gerry Boyle, flic paumé enquêtant sur un meurtre commis dans un coin reculé du Connemara, et Wendell Everett, un agent du FBI confiant et respectueux des procédures et des protocoles. Tout semble les séparer mise à part une grosse affaire de drogue qui fera des deux hommes des co-équipiers peu conventionnels.
Entre action, enquête et humour, John Michael McDonagh a su trouver un juste milieu qui fait de The Guard un excellent western des temps modernes et une comédie délicieusement brutale.
A voir A-BSO-LU-MENT !
Happy New Year
Après le marshmallow de la Saint-Valentin 2010 Valentine’s Day, Garry Marshall (Pretty Woman) revient pour Noel 2011 avec New Year’s Eve, un énième méli-mélo amoureux qui n’a que son casting astronomique à offrir : Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Josh Duhamel, Halle Berry, Lea Michele, Jessica Biel, Jon Bon Jovi, Zac Efron, Carla Gugino, Katherine Heigl, Ashton Kutcher, Ludacris, Seth Meyers, Alyssa Milano, Sarah Jessica Parker, Abigail Breslin, Hilary Swank, Sofia Vergara…
Le film est touchant par moments, mais appartient à la catégorie des regardables/oubliables.
The Sitter
The Sitter est une comédie signée David Gordon Green (Pineapple Express, Your Highness) qui ne s’éloigne guère de ses précédents long-métrages dans l’âme – avec humour facile et obscénités – et dans l’approche purement commerciale.
The Sitter n’a jamais eu l’intention de marquer les esprits ou de révolutionner le genre, et ne repose que sur le capital sympathie de son principal acteur, Jonah Hill (Superbad, Moneyball, Get Him to the Greek) qui interprète le rôle d’un jeune banlieusard paresseux qui deviendra, le temps d’une soirée, le babysitteur le plus malheureux de la Terre.
Même débile, vu et revu, The Sitter fait rire, en grande partie grâce au talent des trois gamins et de l’improbable Sam Rockwell (Moon, Cowboys & Aliens) en dealer névrosé.
La Dame de Fer (The Iron Lady)
The Iron Lady est un film biographique portant sur Margaret Thatcher, la personnalité politique anglaise la plus marquante de la deuxième partie du 20ème siècle, et dans lequel la grande Meryl Streep incarne celle qui sera surnommée par la presse soviétique La Dame de Fer.
Le film ne fait malheureusement que survoler la carrière et la vie personnelle de cette grande figure contemporaine. Seront passés en revu sa jeunesse et ses origines modestes, son arrivée à Oxford, ses débuts au parlement, son arrivée à la tête du parti conservateur et du gouvernement anglais, sa fermeté vis-à-vis des syndicalistes et des mineurs, ses réformes économiques draconiennes, son intervention militaire aux Malouines, le rôle prédominant qu’elle joue dans la chute du bloc de l’Est…
Autre point négatif, montrer cette grande dame dans son état le plus vulnérable suite à la mort de son époux et le début de ses démences dues à la maladie d’Alzheimer, conditionne le spectateur et l’oblige à ressentir une compassion coupable pour un personnage pourtant très controversé. Un personnage dépeint comme étant une grande féministe courageuse et téméraire, ce qui fait grincer les dents de pas mal d’observateurs.
Meryl Streep est néanmoins grandiose – ce qui n’est pas étonnant – dans un rôle qui lui vaudra un Oscar de la meilleure actrice, un Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et un BAFTA de la meilleure actrice.
Si J. Edgar avait eu les maquilleurs de La Dame de Fer, il aurait pu prétendre au titre de chef-d’oeuvre. Et si The Iron Lady avait eu une réalisation et un traitement aussi élaboré que celui de J. Edgar, il n’aurait pas autant déçu.
Le film demeure néanmoins un bon moment pour cinéphile !
My Week with Marilyn
My Week with Marilyn est la biopic tant attendue de Marilyn Monroe, réalisée par Simon Curtis, adaptée de deux mémoires de Colin Clark, avec la délicieuse Michelle Williams (Shutter Island, Blue Valentine, Le Secret de Brokeback Mountain) sous le masque de la plus grande star de Hollywood.
My Week with Marilyn n’est pas à proprement dit une adaptation cinématographique de la biographie de Miss Monroe, plutôt le portrait très subjectif dressé par un jeune assistant-réalisateur sur le plateau de tournage du mythique Le Prince et la Danseuse avec Laurence Olivier et Sybil Thorndike. Et faute de proposer une nouvelle perspective d’un personnage exposé durant plus d’un demi-siècle sous-toutes ses coutures, le film tente de ressusciter la célèbre blonde via le jeu de Michelle Williams qui va jusqu’à imiter ses moindres moues et mimiques, et un maquillage extrêmement réussi.
On revoit donc une Marilyn Monroe capricieuse, perturbée, fragile, autodestructrice et qui n’est jamais devenue adulte. On y découvre également une facette manipulatrice peu mentionnée par son entourage, et un manque de confiance qui contraste avec l’aura de la star.
My Week with Marilyn est donc un très bon film, avec une ambiance unique et un casting de choix avec Eddie Redmayne (Black Death), Kenneth Branagh (Harry Potter et la Chambre des Secrets, Walkyrie), Julia Ormond (Sabrina, Lancelot, le premier chevalier, Che), Judi Dench (James Bond, J. Edgar), Dominic Cooper (The Devil’s Double, Captain America : First Avenger) et Emma Watson (Saga Harry Potter).
Un film que je conseille vivement, ne serait-ce que pour la performance de Williams qui lui a valu un un Golden Globe de Meilleure actrice dans une comédie et une nominations aux Oscars dans la catégorie Meilleure Actrice.
Valentine’s Day
La comédie romantique signée Garry Marshall (Just married (ou presque), Pretty Woman) et pompeusement baptisée Valentine’s Day ne présente malheureusement aucun intérêt à part un casting de rêve : Jessica Alba, Jessica Biel, Bradley Cooper, Patrick Dempsey, Jamie Foxx, Jennifer Garner, Anne Hataway, Ashton Kutcher, Queen Latifah, Taylor Lautner, Julia Roberts, Taylor Swift…
Un méli-mélo amoureux qui offre quelques brefs instants d’émotion, mais rien de notable, de permanent ou de marquant.
Le seul argument marketing du film a été son lancement durant la période de la fête des amoureux, une faible consolation pour ceux qui le verront un autre jour de l’année.
A voir si vraiment, vous n’avez rien d’autre à faire !
Contrebande (Contraband)
Contrebande, ou Contraband en version originale, est un thriller d’action signé l’islandais Baltasar Kormakur avec en têtes d’affiche Mark Wahlberg (Fighter), Kate Beckinsale (Saga Underworld), Ben Foster (X-Men : L’Affrontement Final) et Giovanni Ribisi (Avatar).
Petite anecdote, Contraband est le remake américain de Reykjavík-Rotterdam dans lequel jouait Baltasar Kormakur le rôle principal.
Le contrebandier repenti Chris Farraday se voit obligé de reprendre ses activités illicites afin de sauver son beau-frère impliqué dans une affaire de drogue qui a très mal tourné. Un thriller bourré d’action et de suspense spirituellement inspiré de films comme Ocean’s Eleven et The Town, sans la qualité du casting du premier et la touche élégante du second.
Un bon film pour combler une soirée de semaine, mais sans réelles prétentions.
A voir, je dirais, si l’aventure vous tente…



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