Melancholia

Melancholia

Melancholia, le dernier film du réalisateur danois Lars von Trier, connu pour ses dérapages médiatiques et les polémiques que suscitent tous ses films, est à l’image de son auteur : intrigant et dérangeant.

Je ne suis pas particulièrement fan du cinéma de Trier mais je garde un très bon souvenir de Dancer in the Dark (2000) avec Björk et Catherine Deneuve.

Melancholia, un peu comme The Tree of Life de Terrence Malick, est un film visuellement très élaboré avec des images d’une grande beauté et des prestations individuelles mémorables, mais qui laisse la même amertume que son prédécesseur de quelques mois.

Lars von Trier s’aventure dans un genre qui allie le cinéma d’auteur, le drame sentimental et la science-fiction, et contre toute attente, la composition tient et demeure cohérente tout le long des 130 minutes que dure le film.

La lourdeur des compositions de Richard Wagner et des acteurs qui se dépassent avec une Kirsten Dunst très inspirée, une Charlotte Gainsbourg des grands jours et un Kiefer Sutherland loin des stéréotypes de l’agent fédéral increvable, permettent au réalisateur d’entretenir une atmosphère oppressante durant plus de deux heures, clôturant les débats avec une fin des plus fatalistes.

Soit on aime, soit on déteste. Pour moi c’était les deux…

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