Portrait : Ayanami Rei
Neon Genesis Evangelion a été à sa sortie en 1995 un grand évènement télévisé qui a boulversé les standards de l’animation japonaise. Une approche nouvelle, une qualité visuelle indéniable, des questions sur la religion et la philosophie jamais traitées auparavant, une certaine violence, un univers post-apocalyptique soigné… autant d’ingrédients qui ont en fait une oeuvre-clé des années 1990, malgré un scénario inabouti et des fans mécontents à la sortie des derniers épisodes de la série et des deux films.
Le personnage d’Evangelion a être entrée dans l’histoire par sa grande porte demeure Ayanami Rei, bien plus populaire que le héros Shinji Ikari ou de la jolie Asuka Soryu Langley.
Ayanami est l’archétype de la jeune japonaise – mise à part sa chevelure bleue – mignonne, petite, fine, silencieuse, timide, et qui vit assez mal son adolescente.
L’étudiante cède dès l’apparition d’un Ange la place au pilote d’Eva chevronnée, forte, charismatique et insensible qu’elle est. Cette dualité et ce dédoublement de la personnalité accentue la schizophrénie de la jeune fille partagée entre son devoir, l’amour qu’elle ressent envers le père de Shinji, et les sentiment croissants qu’elle nourrit envers ce dernier.
Dès qu’elle dévoile ses faiblesses, elle ravive la flamme machiste et « protectionniste » du japonais moyen. Elle lance dès lors la mode des filles aux bandages qui nourrissent bon nombre de fantasme en extrême-orient, sans oublier le grand classique de la collégienne en uniforme scolaire blanc et bleu marine.
Les inconditionnels d’Ayanami Rei peuvent ainsi profiter de sa présence dans la série d’origine de 26 épisodes et de ses deux longs métrages. Ils peuvent également la retrouver dans le manga de Yoshiyuki Sadamoto et dans la nouvelle saga de films Rebuild of Evangelion, signée Hideaki Anno (tout comme l’oeuvre de départ), dont deux volets sont déjà sortis et deux autres sont attendus. De grands moments !



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